jeudi 6 février 2025

Voyage dans le Hoggar

Je n'était pas allé dans le Sahara algérien depuis 15 ans. Les souvenir de mes précédents voyages restaient vivaces.

J'avais essayé ces dernières années d'aller retrouver Majid pour parcourir le désert en sa compagnie, mais c'était compliqué; entre le floue des démarches administratives et un accompagnement constant d'un convoi militaire... je baissai les bras... Cette année, je suis resté un mois dans le Sud algérien. Avec Nathalie, Vincent et Dominique nous avons fait un beau périple entre les Massifs du Tesnou, de Tidikmar, de la Garet al Djenoun et de l'Assekrem. Puis Olga, Joan et Nandi m'ont rejoins à Tamanrasset et nous sommes reparti pour une belle boucle de l'Ilaren à Tissalatine en passant par la Saouinan, l'Ibarhen, l'Oulet et les Tezouylags. 

15 ans après j'ai retrouvé Majid et sa douce philosophie... On grimpe dans le Hoggar, mais on ne voyage pas pour la pierre... Ce qui marque, se dessine à l'heure du thé, à la lumière du feu



                                                                            lien vers diaporama Hoggar 2025

mercredi 22 janvier 2025

Ben Amera en Mauritanie

Je découvrais il y a peu de temps, qu’une équipe de grimpeurs avait grimpé en Mauritanie. Au nord de ce pays de déserts de grands domes de granite dessinaient le paysage. Impassibles, ils vivaient de leur lente érosion et des légendes que les nomades leur portaient. Aujourd’hui, une trentaine de voies remontent les domes de Ben Amera, l’un des plus grands du monde, d’Aicha et d’Haddada. Les grimpeurs qui ont investi les lieux depuis 2019 ont bien fait les choses en oeuvrant avec les autorités locales, la coopérative « Mauritanidesvoyages », et les habitants du village de Ben Amera ; un camp est aujourd’hui installé au pied du dome de Ben Amera pendant quatre mois de l’année. L’accueil y est des plus chaleureux. A quelques kilomètres de là, le village vit au rythme de l’extraordinaire voie ferrée qui relie les mines de fer de Zouerat au port de Nouadhibou sur près de 700km. Elle amène la vie, l’eau, la nourriture. Cet hiver, en compagnie de Bernard Flacellière et Gilles Perraut, j’ai eu l’occasion de découvrir ce petit bout de Mauritanie avec pour pretexte de grimper sur ces domes. J’ai gouté ces rencontres à la paroles parfois secondaire, ces mets au mille épices, ce pain né dans le sable et le feu, ce désert intime…immense.

Séjours programmé du samedi au samedi de décembre à mars

 



vendredi 30 septembre 2022

 Ordesa Gavarnie

Ces jours ci avec Anne Cécile Cardona, nous avons gouté les Pyrénées. Du sommet du Tozal del Mallo, après avoir gravi la Face Sud, nous avons suivi la Faja de las Flores, puis gagné la Brèche de Rolland et le refuge des Sarradets. Le lendemain, c’est en Face Sud du Casque par un temps frais que des draperies calcaires nous ont mené sur la crête du Cirque. Nous avions, nous prenions, du temps alors nous descendu sur le petit plateau où débouche la cheminée souterraine du Casque. Il nous a fallu longtemps pour rencontrer l’orifice de la cheminée, le jeu était cocasse! Le lendemain, jour de fête entre amis dans la face Nord de la Tour. Itinéraire exceptionnel! Puis pour finir nous sommes redescendu vers Ordesa, pour rendre visite au Pilier du Printemps. Quatre jours d’une rare beauté!

 La Face Nord de la Tour du marboré je l'avais parcouru à l'âge de 17 ans, je n'y étais jamais revenu. Il est bien possible qu'à cet âge là, enchevétré dans des 5,6,7 des + et des - (les a et les b venaient juste de naitre), la beauté de cet itinéraire, l'intelligence de son parcours et l'audace qui accompagnait alors leur créateur ne m'aient vraiment marqué. Ce coup ci ils m'ont chamboulé, enthousiasmé. A mon retour j'envoyais ces quelques mot à mon père


La Tour, je l’avais parcouru il ya 40 ans. je ne sais pas pour pourquoi, une erreur de jeunesse peut être, je n’y étais pas revenu. Hier j’y étais . Des cordées amies nous accompagnaient. Ce fut une très belle journée. Papa, j’ai, là, gouté ton audace. Cette insouciance dans le voyage sur la pierre dont je crois avoir hérité (dans la vie elle m’a fait parfois trébucher mais qu’importe) je l’ai hier admiré! Par ta passion transmise, je connais les plaisirs, les incertitudes, les peurs aussi, d’aller de l’avant dans une muraille inconnue. On approche pas toutes les murailles avec les mêmes sentiments. Quand le soleil dessine les reliefs, révèle les failles et chauffe la pierre, le jeu est déjà différent. L’austérité d’une face nord si haut perchée comme la Tour modifie les règles, elle peut bousculer bien des motivations, ton beau texte sur cette ascension en témoigne d’ailleurs. Le cheminement que vous avez découvert sur la paroi de la Tour est sublime. Il fallait la trouver cette traversée qui permet d’échapper à ce dièdre qui était près à vous avaler! Et puis, là haut, la montagne vous a autorisé qu’on la visite de l’intérieur ; comme si, après vous avoir rabroué a plusieurs reprises la Tour s’associait, par ce rare cadeaux de la nature, à cette si belle ascension. Enfin, si les sculptures de ce calcaire si pur ont participé à dessiner la voie, c’est surtout une histoire de cordée, de connivence , d’amitié qui a gagné la cime. Les derniers mots de ton récit célèbrent ce partage. Cette complicité, porté au stade de gémélité pour vous si souvent, je la comprends si bien.

Merci, Papa 

lundi 12 août 2019

dimanche 14 avril 2019

Cascade de glace en Suisse et à Cogne



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